lundi 16 avril 2012

Lettre ouverte aux indécis ou aux déçus du quinquennat de Nicolas Sarkozy

Vous êtes indécis ou déçus du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Bien entendu je respecte totalement votre sentiment mais, il me semble, que certains paramètres qui ont pu conduire votre réflexion méritent commentaires.

Je comprends vos frustrations de ne pas avoir obtenu des réponses à vos interrogations, à vos inquiétudes. J’entends vos remarques, vos plaintes ou cette colère qui peut-être gronde en vous.

Il est effectivement possible de se dire que le quinquennat de Nicolas Sarkozy a été décevant, que sa personnalité est agaçante, qu’il est bling bling… Mais dés lors que ces affirmations ont été posées, il rester à se poser honnêtement deux questions. Qu’est-ce que j’attends du Président de la République ? Doit-il être sympathique ou doit-il être efficace ?

Il est également  possible de dire que Nicolas Sarkozy a été trop loin ou à l’inverse qu’il n’a pas été jusqu’au bout de la démarche, qu’il aurait du ou pu faire cela ou à l’inverse qu’il ne l’a pas fait. Mais alors il faut aussi se poser honnêtement une question. Quelle serait la situation de la France si Ségolène Royal avait été élue présidente ?

Je pourrai continuer encore longtemps mon propos, avancer des évidences et à la suite poser une question mais vous le trouveriez peut-être rapidement ennuyeux.

Aujourd’hui et malgré tout ce que l’on peut penser, nous sommes devant un choix qui peut effectivement apparaitre difficile.

Moi je suis Sarkozyste et je le clame haut et fort. Il est par conséquence vrai de dire que pour moi le choix est simple. Je vous accorde cette remarque. Toutefois, il  me semble important de vous dire que, moi aussi, j’ai été parfois perturbé par la politique de Nicolas Sarkozy, agacé par certaines prises de position. Je n’ai pas toujours tout compris et je n’ai pas toujours su ou le gouvernement voulait nous conduire mais j'ai suivi, parfois contre mes idées…

Maintenant, à l’heure du choix, dans cet instant si particulier de notre démocratie ou nous allons élire celui ou celle qui dirigera la France pendant les 5 prochaines années, je ne suis certain que d’une seule chose. Dans les épreuves que la France a traversées ces 5 dernières années, rares sont les hommes ou les femmes politiques qui auraient pu faire mieux ou même seulement aussi bien.
Finalement, l’équation est assez simple. Au premier tour vous avez le choix entre 8 candidats dont les chances de succès sont extrêmement minces et 2 autres qui vraisemblablement seront présents au second tour. Chaque voix qui se portera sur l’un des 8 candidats précités est une voix qui renforcera François Hollande. La victoire de François Hollande est à mon sens l’une des plus mauvaises choses qui puisse arriver à la France.

Récemment, j’ai eu le grand plaisir de recevoir à La Charité sur Loire (58) Yves Jégo (ancien secrétaire d’état, vice président du parti radical, député de Seine et Marne et maire de Montereau-Faux-Yonne. Au cours de cette présidence, il a eu des divergences avec Nicolas Sarkozy et s’en est un peu éloigné. Mais j’aime beaucoup la formule qu'il nous a livré : « Entre 2 maux il faut choisir le moindre ».

Dans le contexte économique et géopolitique actuel la seule option possible et crédible reste Nicolas Sarkozy. La gestion socialiste de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal sont l’illustration que leur donner la gestion de la France ne peut conduire qu’à la catastrophe, les mêmes causes produisant les mêmes effet !!!

Avant de mettre votre bulletin dans l’urne et au-delà de la frustration que vous pouvez avoir, demandez vous qui est le mieux placé pour conduire à la destinée de la France. Si vous choisissez un autre candidat et que ce choix permette finalement l’élection de François Hollande alors j’espère très sincèrement  m’être trompé et qu’il ne nous mènera pas à la ruine comme malheureusement il l’a déjà fait en Corrèze car tel est son bilan.

Très cordialement

Serge Martinez

2 commentaires:

  1. Achille Warnant16 avril 2012 à 23:40

    "Quelle serait la situation de la France si Ségolène Royal avait était élue présidente ?" La rhétorique à bon dos mais à défaut de faire de la politique fiction ont sait ce qu'a donné Nicolas Sarkozy.
    C'est drôle car les médias nous parle de vote Hollande par dépit, mais je remarque que la citation ("j'aime beaucoup") "Entre 2 maux il faut choisir le moindre" nous montre que le cas existe aussi à droite chez certains de ses représentants.
    En ce qui concerne l’Espagne, le Portugal, la Grèce (d'ailleurs je note que l'Irlande et l'Italie ou encore la Hongrie ne sont pas mentionné : oublie? :))ce n'est pas un excé de socialisme qui à créé les problèmes. La bulles immobilière ça tiendrais plutôt d'un excé de libéralisme. (J'ajoute une dernière chose en ce qui concerne la Grèce, c'est le gouvernent de droite qui à précédé papandréous qui magouillé avec la Goldman... Et ça aussi l'UMP à tendance à l'oublier). Ceci dis si vous voulez des exemples de pays socialistes qui fonctionnent très bien je peux vous citer le Danemark, la Suède ou la Norvège. Enfin bref passons.
    Au sujet de la Correze c'est pas tout à fait exacte non plus. En 4 ans Hollande à ramené le budget à l'équilibre. (Et le département était le plus endetté de France déjà sous la droite.)

    Sur ce bonne nuit.

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  2. J'aime bien ces commentaires construits.

    Sur la rhétorique, il y a des choses à dire. Je n'entends plus les socialistes s'insurger qu'un parti puisse avoir tous les pouvoirs : Présidence, parlement, régions...

    Si je ne discute pas les causes qui ont amené certains pays au bord de la crise, les moyens mis en place par les gouvernement socialistes sont inadaptés et inefficaces mais toutes les aides apportées.

    Bien évidemment, les exemples des pays du nord de l'Europe sont totalement atypiques. Nous avons à faire à des socialistes qui gouvernent comme des gens de droites. Évidemment cela fonctionne.

    Le programme de François Hollande n'est pas adapté à la situation de la France et ne permettra pas le redressement indispensable des finances publiques. Je conteste totalement votre analyse de sa gestion en Corrèze. Il suffit de lire les chiffres officiels publiés pour s'en rendre compte.

    Cela dit, le deuxième quinquennat de Nicolas Sarkozy permettra à la France de se moderniser et les efforts fournis nous permettrons de cueillir les fruits de notre travail.

    Cordialement

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